La lettre de la défense civile publiée par le Haut comité français pour la défense civile
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Numéro spécial Pandémie Grippale n°12 - 7 Janvier 2010

En France

Bachelot défend son changement de stratégie > Le Figaro IMG18458

La France revoit son plan anti-grippe A et la ministre de la Santé souhaite désormais réduire au maximum les frais de résiliation des 50 millions de doses de vaccins auprès des laboratoires, tout en insistant sur l'économie de "plus de 350 millions d'euros" que devrait permettre, selon elle, l'annulation de ces commandes.
"D'ores et déjà, Sanofi-Pasteur nous a fait savoir que pour neuf millions de doses, la commande était purement et simplement résiliée sans aucune indemnité", a ainsi précisé Roselyne Bachelot. "Il n'y avait pas de clause de résiliation, a poursuivi la ministre. Mais nous sommes en face d'un changement substantiel de la nature du produit puisqu'ils nous ont été vendus comme étant des vaccins à deux injections". Et d'ajouter : "La France tient compte du fait qu'une seule dose est suffisante pour protéger les personnes vaccinées".

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Vaccination du corps enseignants à partir du 5 janvier > Libération IMG18451

Une nouvelle campagne de vaccination débute le 5 janvier pour les personnels des écoles, collèges et lycées qui souhaitent se faire vacciner, ainsi que pour les collégiens et lycéens qui ne l'auraient pas encore fait.
Cette campagne concerne tous les personnels des écoles et des établissements scolaires publics et privés sous contrat, quel que soit leur statut, ainsi que ceux des services académiques, selon le ministère de l'Education nationale. Elle ne sera pas organisée dans tous les établissements scolaires, mais dans certains qui accueilleront l'ensemble des personnels de leur secteur souhaitant être vaccinés.
Deux jours avant les vacances de Noël,moins de 9 % des élèves de collèges et lycées auxquels la vaccination avait été proposée s'étaient fait vacciner, soit moins de 400000 élèves.
Ce sont les médecins, les infirmières et les infirmiers de l'Education nationale, organisés en équipes mobiles de vaccination, qui procèderont à cette nouvelle campagne.

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Des millions de cas de grippe A sans symptômes > Le Figaro IMG18442

Combien de personnes ont-elles déjà été infectées par le virus de la grippe H1N1 ? Sans doute beaucoup plus que ce que l'on croyait jusqu'à présent, si l'on tient compte des formes asymptomatiques.
Dans chaque épidémie, les réactions individuelles à l'infection sont différentes, les uns souffrant de symptômes graves, voire mortels, d'autres ne présentant que très peu ou pas du tout de troubles. Dans l'épidémie actuelle liée au virus H1N1, s'il est facile de recenser les personnes atteintes d'une grippe clinique, il est plus compliqué de débusquer celles ayant été contaminées sans symptôme.

Une étude visant à doser dans le sang systématiquement les anticorps contre le virus H1N1 vient d'être conduite à Marseille chez des femmes enceintes. Les premiers résultats pour cette tranche d'âge de 20-39 ans révèlent que pour une personne ayant consulté pour grippe, quatre ont été infectées. Si l'on extrapole grossièrement ce qui n'est pas prudent, selon les experts ces résultats à toute la population, près de 20 millions de personnes en France auraient déjà été infectées par le H1N1, puisque près de cinq millions de Français ont déjà consulté pour grippe depuis septembre. Ces travaux réalisés sous l'égide de l'École des hautes études en santé publique invitent à revoir à la baisse le risque de décès lié au H1N1 et indique que désormais une part importante de la population est déjà immunisée.

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Les Français se jugent mal informés sur la grippe A > Le Figaro

Les incessants retournements d'opinion sur la grippe A le prouvent bien : les Français semblent désemparés sur la question de la pandémie grippale, tant sur le volet sanitaire que préventif. L'alternance d'informations inquiétantes et rassurantes les trouble. Aujourd'hui près de 90 % des Français ne se sont pas encore fait vacciner et 78 % d'entre eux n'envisagent pas de le faire, si on se rapporte au sondage réalisé en ligne par Médiaprismgroup auprès de 14 000 personnes.
Selon les résultats de cette enquête, la grippe A est un sujet de préoccupation notable des Français puisque 95 % d'entre eux en parlent de manière régulière avec leur entourage. A priori, 64 % jugent le virus peu ou pas dangereux, alors que 62 % pensent qu'il peut provoquer le décès de personnes ne présentant pas de pathologie ni de fragilité particulière. Mais ils s'estiment plutôt mal informés, soit par le gouvernement (à 59 %) soit par le corps médical (56 %). En outre, 69 % d'entre eux considèrent que les médias ne relaient pas correctement l'information.

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La bronca s'amplifie chez les médecins libéraux > Le Monde IMG18456

Jeudi 7 janvier, les médecins libéraux seront réunis au ministère de la santé pour caler les modalités de leur participation à la vaccination. Ils n'hésiteront pas à faire remonter l'amertume du terrain. Une amertume que la grippe H1N1 est loin d'expliquer à elle seule, mais qu'elle a exacerbée. Il semble d'ores et déjà trop tard pour que l'arrivée des médecins libéraux dans le processus de vaccination permette de renverser la tendance auprès des Français.
"On nous appelle à la rescousse en désespoir de cause, voilà comment les choses sont vécues", s'enflamme Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), la principale organisation de médecins libéraux. Mais si tous les médecins n'ont pas apprécié que des syndicats participent aux polémiques contre la campagne de vaccination, M. Chassang n'est pas seul à témoigner du malaise qu'engendre la volte-face du gouvernement qui en appelle à la médecine de proximité après avoir cru pouvoir s'en passer.
Mais tous reconnaissent que le désaccord sur la gestion de la grippe A agit en fait comme un révélateur, et qu'il s'agit là d'une "frustration supplémentaire". Il arrive juste après les débats houleux sur la loi "Hôpital, patients, santé et territoires" (HPST) votée en 2009.

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La bronca s'amplifie chez les médecins libéraux > Le Monde IMG18457

Jeudi 7 janvier, les médecins libéraux seront réunis au ministère de la santé pour caler les modalités de leur participation à la vaccination. Ils n'hésiteront pas à faire remonter l'amertume du terrain. Une amertume que la grippe H1N1 est loin d'expliquer à elle seule, mais qu'elle a exacerbée. Il semble d'ores et déjà trop tard pour que l'arrivée des médecins libéraux dans le processus de vaccination permette de renverser la tendance auprès des Français.
"On nous appelle à la rescousse en désespoir de cause, voilà comment les choses sont vécues", s'enflamme Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), la principale organisation de médecins libéraux. Mais si tous les médecins n'ont pas apprécié que des syndicats participent aux polémiques contre la campagne de vaccination, M. Chassang n'est pas seul à témoigner du malaise qu'engendre la volte-face du gouvernement qui en appelle à la médecine de proximité après avoir cru pouvoir s'en passer.
Mais tous reconnaissent que le désaccord sur la gestion de la grippe A agit en fait comme un révélateur, et qu'il s'agit là d'une "frustration supplémentaire". Il arrive juste après les débats houleux sur la loi "Hôpital, patients, santé et territoires" (HPST) votée en 2009.

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Le directeur de la DDASS de Paris muté pour incompétence > AFP IMG18446

La grippe a fait une nouvelle victime, cette fois au sein de la haute fonction publique : le directeur de la DDASS de Paris (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales). Le Ministre de la Santé a annoncé que Philippe Coste allait être muté au sein du Ministère en raison de la mauvaise organisation des centre de vaccination dans la capitale et des graves dysfonctionnements qu'a subi la population venue se faire vacciner. Pour remédier aux situations chaotiques et aux longues files d'attente dans les centres de vaccination parisiens, la préfecture d'Ile-de-France a annoncé samedi un renforcement du dispositif global sur Paris avec l'ouverture de nouveaux centres et l'allongement des plages horaire.
"Il y a des fonctions stratégiques qui sont visiblement plus adaptées aux qualités d'un grand serviteur de l'État. Philippe Coste a toute mon estime : on est adapté ou pas adapté à un poste, c'est tout", a expliqué Roselyne Bachelot.

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L'impudent procès de la prudence > Les Echos

Dans les affaires du sang contaminé et de l'amiante, c'est l'inaction de l'Etat qui a été sanctionnée, pas sa réaction, relève le journaliste des Echos, Jean-Francis Pécresse qui dénonce un certaine impudence dans ce procès de la prudence dans la protection des populations.
"Fiasco", "scandale", "faute" : il faut se pincer pour s'assurer qu'en ces termes d'ordinaire réservés à dénoncer de coupables abstentions, les voix de l'opposition entendent discréditer un excès d'intervention.
Or l'incertitude du risque encouru est consubstantielle à l'usage, toujours délicat, du principe de précaution. C'est même ce qui distingue la prévention de la précaution, l'une consistant à se protéger de dangers connus, bien identifiés, l'autre à s'abriter de menaces potentielles, voire virtuelles.
D'une certaine manière, la résiliation de la commande de 50 millions de doses de vaccin devenues inutiles est une sage précaution. Elle devrait dissiper une polémique superflue. Mais pas le doute qu'elle a instillé dans l'opinion sur la vertu d'un principe reflet d'une contradiction collective entre notre désir de protection et notre rejet des contraintes qu'il impose.

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Sur le plan sanitaire

Bilan de l'Afssaps : 5 millions de Français vaccinés, 2 600 effets indésirables signalés > Afssaps IMG18452

Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la grippe A, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) surveille les effets indésirables des vaccins.
Dans son dernier bulletin de pharmacovigilance l'Agence note qu'au total, 5 millions de Français se sont déjà fait vacciner (3,7 millions avec le vaccin Pandemrix et 1,4 million avec le Panenza, et quelques milliers de doses avec le Celvapan et le Focetria).
L'Afssaps a répertorié plus de 2 600 cas d'effets indésirables et 115 cas de réactions graves, depuis le début de cette vaccination. Le taux de ces effets indésirables est de 6,4 pour 100 000 doses administrées pour le Pandemrix®, et de 1,8 sur 100 000 pour le Panenza®. Au total, 83 cas graves ont été répertoriés pour le Pandemrix®, dont 27 la semaine dernière. Parmi les nouvelles observations graves, seules six ont un lien établi avec le vaccin, sept sont en cours d'investigation et pour six cas, dont deux décès, le lien avec le vaccin n'a pas été retenu. Depuis le dernier bulletin, 11 effets graves ont été notifiés à l'Afssaps pour le Panenza®, soit un total de 31 cas graves depuis le début de la vaccination.

La grande majorité des effets indésirables se limitent à des réactions attendues : douleur au site d'injection, fièvre, fatigue, fourmillements, syndrome grippal. Ainsi, l'Afssaps "ne remet pas en cause la balance bénéfice-risque" des vaccins contre la grippe A.

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Une létalité chez les enfants dix fois supérieure que pour une grippe saisonnière > Le Point - New England Journal of Medicine IMG18449

Selon une étude, menée sur les enfants infectés par le virus H1N1 en Argentine, et publiée dans le New England Journal of Medicine, le taux de mortalité des suites de la grippe A(H1N1) a été dix fois supérieur à celui enregistré pour la grippe saisonnière au cours des dix dernières années. Les auteurs de l'étude se sont intéressés aux enfants hospitalisés pour la grippe A dans un des établissements pédiatriques de la région de Buenos Aires, et qui en sont morts. Ils ont ainsi montré que le taux global de décès était de 1,1 contre 0,1 pour 100.000 enfants pour la grippe saisonnière en 2007 (en 2008, aucun décès pédiatrique lié à la grippe saisonnière n'a été rapporté). Ce taux était aussi cinq fois supérieur à celui constaté chez les enfants américains durant la saison de grippe saisonnière 2003-2004, qui avait été pourtant relativement sévère.
L'Organisation mondiale de la santé met cependant en garde contre les comparaisons entre la grippe A et la grippe saisonnière. "Elles ne sont pas fiables et peuvent être trompeuses"

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Masques et antiviraux, grands absents de la campagne contre le H1N1... > Les Echos IMG18444

La France a pourtant commandé quantité de masques de protection et d'antiviraux. Tous deux restent largement inutilisés
"Va-t-on attendre la fin de l'épidémie pour utiliser les masques?" Marianne Buhler, médecin parisien, s'insurge contre le manque d'hygiéne dans les moyens de transport et les centres de vaccination. "Au Japon, dans les métros, on nettoie en permanence les barres et les rampes d'accès. Que font la RATP ou la SNCF ? Il n'y a pas non plus d'obligation de port du masque ni de lavage de mains dans les centres de vaccination." Le doute est tout aussi présent dans l'administration des deux antiviraux disponibles (Tamiflu et Relenza). Ces molécules censées stopper la réplication virale restent largement inconnues dans la médecine de ville. "Les messages sur l'utilisation du Tamiflu ont pu paraître un peu confus", admet prudemment François Bricaire de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

...et que faire désormais de nos stocks de FFP2 et de Tamiflu ? > Le Figaro IMG18459

Si la France tente d'écouler ses stocks de vaccins, le problème va également se poser rapidement également pour les stocks faramineux de masques et d'antiviraux (Tamiflu et relenza).
Paris posséderait en effet un tiers des stocks mondiaux de Tamiflu ! D'autant que nombre de spécialistes ont fait part, ces derniers mois, de leurs doutes sur la réelle efficacité du médicament, même au pic de la circulation du virus grippal.
Ainsi, le Pr Marc Gentilini, l'ancien chef de service des Maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière et ancien président de la Croix-Rouge française, s'était élevé dès juillet dernier contre l'usage systématique préconisé du Tamiflu et contre les 2 milliards de masques achetés et "gardés je ne sais où et sur l'utilisation desquels personne ne s'interroge". Car les masques les plus efficaces sont enduits de substances qui ne sont pas éternelles. Ils risquent donc de devenir, eux aussi, obsolètes et par conséquent sans effet.

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Economie

Une grippe à plus de 2 milliards d'euros > Sénat IMG18460

Pour l'équilibre des comptes de la Sécurité sociale, la pandémie de grippe A sera difficile à supporter. Selon un rapport sénatorial sur le projet de financement de l'Assurance-Maladie en 2010, le coût total pourrait atteindre 2,2 milliard d'euros. En effet, au coût de l'achat de vaccin s'ajoute la campagne de vaccination d'un montant de 35,8 millions d'euros, l'acquisition de respirateurs pour 5,8 millions d'euros, l'achat d'antiviraux pour 20 millions d'euros, 150,6 millions d'euros de masques, 41,6 millions d'euros de dépenses logistiques, 290 millions afin d'indemniser les personnels de santé réquisitionnés, 59,6 millions destinés aux frais d'information et à la campagne de communication.
Il faut aussi compter 100 millions de "frais liés à l'organisation territoriale de la campagne de vaccination", selon ce rapport, et encore 375 à 752 millions d'euros de dépenses liées aux consultations de médecins, à la prescription de médicaments.

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Une pandémie grippale qui coûte cher à la Sécurité sociale > La dépêche du Midi IMG18441

Le gouvernement a déjà dépensé plus de 1, 5 milliard d'euros pour répondre à la grippe A, mais la pandémie pèse aussi lourdement sur les comptes de la Sécurité sociale. Les dépenses maladie du régime général ont augmenté de 4,3 % au cours des douze derniers mois (décembre 2008-novembre 2009) par rapport aux douze mois précédents, indique la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam).

Ainsi celles de soins de ville (hors hôpital) ont progressé de +3,2 % à fin novembre 2009 contre +2,9 % à fin octobre. "L'épidémie de grippe, qui a démarré fin septembre, s'est intensifiée au cours du mois d'octobre pour atteindre un pic au début du mois de décembre", explique la Cnam dans un communiqué. Cette évolution "produit donc son plein effet sur les remboursements du mois du novembre : les dépenses pour consultations de généralistes progressent de +6,3 % pour le seul mois de novembre et atteignent un rythme annuel de +1,8 % à fin novembre contre +1,3 % à fin octobre", selon la Cnam.

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Vaccination possible en entreprises à partir du 5 janvier > AFP IMG18443

Les grandes entreprises qui le souhaitent pourront proposer la vaccination contre la grippe H1N1 à leurs salariés à compter du 5 janvier, a annoncé mercredi le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

"Après 6 semaines de campagne, 7% de la population (4,5 millions de personnes) est vaccinée", a indiqué M. Hortefeux lors d'une conférence de presse conjointe avec la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.
"Le système des centres est désormais bien dimensionné pour faire face à la demande actuelle et future de la vaccination", a-t-il estimé, soulignant qu'ils ont "vocation à demeurer le pilier central du dispositif de protection".

Néanmoins, est prévue, à compter du 5 janvier l'ouverture "d'une capacité complémentaire en milieu professionnel", a-t-il indiqué, c'est à dire dans les grandes entreprises et administrations.
"Nous allons signer une convention avec les entreprises qui le souhaitent", a-t-il précisé.
Elles pourront procéder "de manière autonome" à la vaccination des salariés, voire à celle de leur famille, mais seront soumises aux mêmes contraintes que les centres, notamment en ce qui concerne la traçabilité des vaccins.
M. Hortefeux a cité l'exemple de Michelin qui devrait commencer le 5 janvier à vacciner sur son site de Clermont-Ferrand (12.000 salariés).
Est également prévue "une ouverture progressive" de la vaccination dans les hôpitaux.

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A l'international

L'OMS se défend d'avoir été trop alarmiste > OMS IMG18450

"L'OMS a adopté une attitude très prudente, d'autant qu'il était question de la première pandémie depuis quatre décennies. Je n'aurais jamais déclaré l'état de pandémie si je n'avais pas eu la certitude d'avoir les preuves dans ce sens", déclare Mme Margaret Chan, Directrice de l'OMS. Selon elle, l'épidémie a été marquée par l'émergence d'un nouveau virus qui "se propageait de façon durable dans plus de deux régions du monde". "Nous sommes tous arrivés à la même conclusion et avons pris une décision unanime d'annoncer la pandémie le 11 juin 2009", ajoute-t-elle. "En termes de communication, il y a eu bien sûr un grand écart entre les attentes et la réalité. Tout le monde s'attendait à ce que la prochaine pandémie soit déclenchée par le virus (de la grippe) aviaire H5N1 qui tue 60 % des personnes infectées. Elle l'a été par un virus plus bénin, le H1N1", souligne-t-elle.

Par ailleurs, la Directrice de l'OMS, chargée de piloter la riposte mondiale contre la pandémie de grippe H1N1, a avoué à des journalistes qu'elle n'était toujours pas vaccinée contre le virus H1N1.
Pour se justifier, Margaret Chan a fait valoir qu'elle revenait juste de congés. Elle a assuré, cependant, que "beaucoup de membres du personnel" de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont faits vacciner dans les centres mis en place par la Suisse.

60 millions d'Américains vaccinés > CDC IMG18453

Anne Scuchat, directrice des centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), vient d'annoncer que 60 millions d'Américains, soit près de 20 % de la population, étaient probablement déjà vaccinés contre la grippe H1N1. 40 % des doses ont été administrées aux enfants.
Au total, ce sont 111 millions de vaccins qui ont été distribués à travers les Etats-Unis.

Selon un sondage réalisé par les autorités sanitaires américaines, près de la moitié des Américains souhaitent encore se faire vacciner, alors que le pays a passé le pic de la deuxième vague de la pandémie. Par comparaison, la dernière enquête menée à ce propos indiquait que seulement 22 % des Français envisageaient de se faire vacciner contre la grippe A. A ce jour, 7 % de la population française a reçu le vaccin.

Les plans gouvernementaux antigrippe A critiqués dans toute l'Europe > PressEurop IMG18454

La presse juge sévèrement les gouvernements qui à travers l'Europe sont accusés d'avoir exagéré la menace sanitaire.
Comme en France, seul 10% de la population allemande s'est vaccinée et Berlin réfléchit à vendre les doses superflues à des pays comme l'Iran, l'Irak, le Kosovo, l'Ukraine ou la Turquie.
"Les autorités polonaises ont eu raison de refuser d'acheter des vaccins", déclare au quotidien de Varsovie le professeur français Marc Gentilini, expert des maladies contagieuses.
Les Pays-Bas auraient l'intention de revendre 19 millions de doses sur 34 millions achetées. L'Espagne, elle, a bloqué la production de 23,5 millions de doses sur les 37 millions prévues, "grâce à une clause introduite dans les contrats", qui lui permettait d'adapter les livraisons aux besoins, explique El País. Le ministère de la Santé étudie désormais "la possibilité de donner ou de vendre" les vaccins achetés, lorsque les groupes à risque seront protégés, note le quotidien madrilène.

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Citations

CITATION18440

"Les politiques sont condamnés à la gesticulation médiatique du court terme"

"Chacun aujourd'hui se plaît à critiquer la gestion de la lutte contre l'épidémie de grippe A. Il est vrai que celle-ci semble avoir été - jusqu'à preuve d'un contraire toujours possible - surévaluée, puisque la France est sans doute le seul pays à avoir passé une commande qui représente une fois et demi sa population. Il est vrai aussi que la mise en oeuvre de la vaccination a été laborieuse, marquée par le très large fossé qui a séparé les annonces anxiogènes des pouvoirs publics des réactions sceptiques des professionnels, et de l'attitude relativement calme de la population. On peut certes et après coup fustiger la gestion, mais que n'aurait-on pas entendu si l'épidémie avait pris les proportions que l'on craignait, avait provoqué un nombre de décès comparable à ceux connus il y a quelques mois encore dans certains pays d'Amérique latine (42 morts sur 1112 cas confirmés au Mexique au 8 mai 2009), si les moyens d'y faire face n'avaient pas été réunis à temps.

Il est très facile de déceler le problème : l'affaire présente est le choc en retour de la canicule de 2003. Pour ne pas vouloir apparaître comme un ministre lointain et décontracté en polo devant sa villa pendant que les personnes âgées meurent dans la solitude, le ministre de la santé actuel en a sans doute trop fait. On peut à l'évidence regretter la gestion comptable de cette précaution apparemment excessive, mais cet excès est doublement la marque de notre époque où la précaution est devenue un principe constitutionnel, et où les politiques sont condamnés à la gesticulation médiatique du court terme, qui ne leur laisse guère le temps de faire les choix responsables du long terme. Que celui ou celle capable de s'extraire de ce système lance la première pierre..."

Christian Vanneste - Député du Nord, Conseiller Municipal de Tourcoing - Blog
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CITATION18447

"Il est inconvenant de continuer à proposer la vaccination"

"La vaccination est un échec épidémiologique : trois ou au mieux quatre millions de personnes vaccinées sur 65 millions d'habitants n'auront eu aucun impact sur l'évolution nationale de la pandémie. Cette pandémie est en déclin depuis un mois aux Etats-Unis, depuis 15 jours dans la plupart des pays de l'ouest européen et commence sa défervescence en France. L'immunité vaccinale étant établie trois semaines après l'injection vaccinale, il est inconvenant de continuer à proposer la vaccination, à force de réquisitions, pendant cette période de fêtes ; ceci dit, les centres de vaccinations sont déjà désertés -sauf par les médecins, internes, infirmières, élèves infirmières et agents administratifs réquisitionnés..."

"Une grippe saisonnière normale, bon an mal an, tue 5000 personnes en France, dont 1 à 2% ne présentant pas de facteurs de risque. A ce jour le virus variant en a tué a 168 reprises (bilan au 21 décembre) et on admet que dans 20% des cas les victimes n'avaient aucun facteur de risque.
Conclusion logique : dans l'état actuel du virus variant, il n'est pas pertinent de vacciner : une vaccination massive aurait peut-être levé la pression dominante que ce nouveau virus exerce sur les virus saisonniers ; nous aurions alors peut-être eu une double épidémie avec les deux mortalités cumulées. Le comportement instinctif des Français, (souvent non dénué de finesse) a su leur faire prendre collectivement une distance certaine par rapport à la vaccination proposée contre le A(H1N1)."

Dr Alain Fisch, chef de service au centre hospitalier intercommunal de Villeneuve Saint-Georges et président de l'Institut des Etudes Epidémiologiques et Prophylactiques (IDEEP) - Blog d'Antoine Flahault et Jean-Yves Nau
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CITATION18448

"Je demande une mission parlementaire pour faire le bilan de ces échecs et tirer des leçons pour le futur."

"A l'évidence les sommes considérables investies ( plus d'un milliard et demi d'euros ) et la campagne de communication autour de la vaccination ont été un échec.
Suite à une politique d'achat exagérée le gouvernement vient de prendre une mesure tardive, pour vendre son surplus de vaccin, qui risque de tourner à la braderie.
La politique vaccinale est malheureusement un fiasco qui a provoqué la désorganisation du système hospitalier et a abouti à ce que nous ayons le plus faible taux de personnes vaccinées des pays développés.
C'est pourquoi je demande une mission parlementaire pour faire le bilan de ces échecs et tirer des leçons pour le futur."

Jean-Marie Le Guen, Député de Paris - Blog
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Le Haut comité français pour la défense civile vous propose via son organisme de formation HCFDC Services le programme "Accompagnement en Pandémie"
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Un objectif pratique : Accompagner les organisations en période pandémique L'objet de ce programme est de permettre aux entreprises, établissements, collectivités qui le souhaitent et qui n'ont pas, en interne ou en consultance externe les expertises nécessaires, à profiter, pendant la période pandémique, des recommandations d'un panel de spécialistes reconnus.

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Par le HCFDC

Pandémie Grippale :
Etat de la Menace
Par le HCFDC COUV

Présentation : Devant l'ampleur des enjeux sociétaux posés par l'éventualité d'une pandémie grippale, le HCFDC a souhaité remplir pleinement sa mission en mobilisant tous ses membres et en mettant à disposition ses travaux sur ce dossier sanitaire primordial.

C'est ainsi que depuis 2005, avec l'appui de la Délégation interministérielle à la lutte contre la grippe aviaire, le Haut comité a organisé cinq colloques techniques sur la pandémie grippale. Ces rencontres ont permis de dresser un état réel de la menace afin d'aider le secteur privé et les collectivités locales dans leur préparation contre le risque pandémique au profit des populations.

Durant ces colloques sur le thème de la pandémie grippale organisés par le HCFDC depuis 2005, un très grand nombre d'experts et d'acteurs du monde de l'entreprise, de la sécurité globale, de l'urgence et des secours ont analysé les multiples aspects sociétaux posés par une crise pandémique appelée à durer plus d'une centaine de jours et touchant une grande partie de la population.
L'épidémie s'annonçant mondiale, les réflexions et la préparation de nos partenaires européens ont également pu être présentées au cours de ces colloques où tous les acteurs engagés dans la lutte contre la menace pandémique ont pu confronter leur expérience, partager leur expertise et échanger les bonnes pratiques.

Cet ouvrage est la synthèse des interventions et des fructueux échanges qui ont eu lieu au cours de ces cinq colloques organisés par le Haut comité.

>Télécharger l'ouvrage actualisé (PDF)
>Bulletin de commande pour l'édition d'Octobre 2007
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